GREF – Groupement des Educateurs sans Frontières Partager les savoirs pour un avenir solidaire

L’automne d’or en Moldavie

 

 

Dans ce pays, le plus pauvre d’Europe, le GREF développe actuellement trois projets.

 

Un projet de développement local : en effet, malgré les possibilités, notamment dans le domaine agricole, dont dispose la Moldavie, les habitants, les jeunes surtout, quittent en masse ce pays qui ne leur offre pas de perspectives d’avenir ; le développement de l’agro-tourisme pourrait créer des emplois. Favoriser des échanges culturels et économiques entre une région française et une région moldave, en vue du développement d’un tourisme vert et solidaire, c’est l’objectif de ce projet initié en partenariat avec d’autres organismes régionaux moldaves et français.

Le Gref était présent aux journées de coopération décentralisée qui se sont tenues les 2 et 3 novembre dans la capitale de la Moldavie ; le projet d’échanges entre Nisporeni et le Roannais a été bien accueilli.

Deux actions directement liées à la langue française, encore largement enseignée dans ce pays
— Sciences en français pour les enseignant.e.s de DNL des classes bilingues en partenariat avec le SCAC, l’AUF et l’Alliance française de Moldavie.
— Appui à l’enseignement du français, dont la dernière session vient de se dérouler du 3 octobre au 15 novembre. Cette action, initiée à Calarasi,  s’est élargie l’an dernier au district de Nisporeni, et cette année à celui d’Ungheni. Les 3 districts sont au centre du pays, proches les uns des autres ; 2 sont jumelés avec des villes de Rhône-Alpes qui subventionnent les projets et le 3ème bénéficie d’une participation de l’association régionale des Amis de l’Ordre des Palmes Académiques.

A calarasi, pendant un « séminaire », les enseignantes réalisent un« kamishibaï » (petit théâtre japonais)

Nous étions donc 5 cet automne, réparti.e.s dans ces 3 sites, pour échanger avec nos collègues moldaves nos expériences et nos pratiques, tant dans leurs classes que dans des regroupements d’enseignantes. Dans ce pays assez fermé, où les étrangers de langue française sont très peu nombreux, c’est, pour la plupart des professeures, la seule occasion qu’elles ont d’entendre et de pratiquer une langue que, manifestement, elles aiment beaucoup. Leur curiosité des mots et des choses de la France est grande, et satisfaire cette curiosité est l’un des objectifs de notre présence. La générosité de l’accueil qu’elles nous ont réservé témoignait, au-delà de la tradition d’hospitalité de ce pays, du plaisir qu’elles trouvent dans nos échanges.

Quant à nous, cette année encore, nous avons été frappé.e.s  par le courage et la vitalité de ces femmes , qui sont mal payées, et travaillent dans des conditions difficiles : équipement pédagogique insuffisant ou défectueux, tâches administratives à effectuer, formation inexistante pour les « non-spécialistes »  (professeures d’une autre matière chargées de l’enseignement du français !) et nécessité, pour presque toutes, de participer aux travaux des champs. Malgré ces difficultés (auxquelles s’ajoute souvent la dispersion de la famille, partie à l’étranger), elles sont souriantes (et même rieuses), et s’efforcent de transmettre , avec dynamisme souvent, inventivité parfois, leur amour de la langue et de la culture françaises.

Atelier d’élèves à Nisporeni
Cours de français à Unghen
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