Le Burkina Faso et la Région Bretagne

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Le Burkina Faso et la Région Bretagne

 

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Deux évènements importants pour les activités de la SI au Burkina Faso :
– la présence plusieurs jours, en Novembre, d’une délégation burkinabée de la Région Centre du Burkina Faso, invitée par la Région Bretagne, pour le renforcement de sa coopération décentralisée

– une journée d’échanges le 22 Novembre2016, à Rennes, avec les associations bretonnes de Solidarité Internationale, où le GREF régional était représenté par sa déléguée Régionale

La délégation burkinabée était conduite par :
– Éric Koudiahime Tiemtore, Président du Conseil régional du Centre et de l’association des Présidents des 13 régions du Burkina,
– et Mamadou Sangaré, Ministre Conseiller à l’Ambassade du Burkina Faso à Paris.
La délégation burkinabée a séjourné en Bretagne, ces représentants se sont rendus dans la zone légumière du Haut-Léon pour visiter les installations de la SICA de Saint-Pol-de-Léon

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La délégation burkinabée autour de Forough Salami-Dadkhah la Vice-présidente du Conseil Régional de Bretagne à l’international

Une coopération décentralisée pour un développement durable

Le Burkina Faso (plus de 19 M d’habitants) est divisé en 13 régions.
La Région du Centre (entre 2 et 3 M d’habitants) se divise en une Province et sept Départements autour de Ouagadougou, la capitale compte plus d’1 M d’habitants. Ce territoire connaît une forte urbanisation, comme dans le reste du pays. L’irrigation de nouvelles surfaces est une alternative au recul des terres disponibles du fait de l’urbanisation croissante.

Depuis 2011, la Région Bretagne a engagé une coopération économique avec le Conseil Régional de la Région Centre du Burkina Faso, portant sur la structuration d’une filière coopérative maraîchère bio durable et économiquement viable à Ouagadougou et dans 6 communes périphériques (soient 9 coopératives et plus de 600 producteurs).
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Les actions de cette coopération impliquent la mobilisation d’acteurs bretons experts dans leurs domaines :
– les associations : Agronomes sans Frontières (ASF)-Bretagne pour le transfert de savoir-faire dans la production d’une culture maraîchère bio en zone sahélienne, et Breizh Kengred Burkina (BKB) pour ses connaissances sur les intrants bio et son expérience de terrain en Afrique ;
– des coopératives bretonnes lors de l’accueil en stage de formation/perfectionnement : sur la filière pomme de terre (Bretagne-plants), gestion des récoltes et de la conservation (UCPT) ;
– des entreprises bretonnes (Germicopa et Triskalia) pour la production et l’envoi de semences de pommes de terre…

Ce programme a bénéficié de la reconnaissance et de l’appui du Ministère des Affaires Etrangères (MAE) et de l’Agence française de développement (AFD) qui le soutient au travers d’un partenariat financier innovant.
Le financement de l’AFD permet aujourd’hui la rénovation complète d’entrepôts de stockage réfrigérés situés à Ouagadougou, et offre ainsi à la filière maraîchère locale un outil indispensable pour la conservation des produits périssables (tomates, pommes de terre…) et leur commercialisation.

Par ailleurs, la Région Bretagne soutient financièrement les projets de développement portés par les nombreux acteurs bretons investis au Burkina Faso.

La Journée d’échanges du 22 Novembre 2016 organisée par la Région

Profitant de la visite de la délégation burkinabée pour faire le point sur la coopération, le Conseil régional avait prévu le mardi 22 novembre, une journée, avec les Associations Bretonnes engagées au Burkina Faso, présidée elle aussi par Forough Salami-Dadkhah.

Près de 90 participants (publics, associatifs ou privés) ont répondu présents pour ce rendez-vous. Ils ont échangé avec la délégation burkinabée en assemblée plénière et à travers les 4 ateliers de travail suivants :
• eau et assainissement, hydraulique agricole ;
• énergies renouvelables ;
• agriculture et développement durable (formation, conservation, sécurité alimentaire) ;
• éducation à la citoyenneté internationale, culture.

Que peut-on retenir de ces échanges ?

1- Le Burkina Faso s’est lancé dans un vaste Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020) avec pour axes principaux :
http://presimetre.bf/document/PNDES.pdf

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Axe1- réformer les institutions et moderniser l’administration,
Axe 2 : développer le capital humain
Axe 3 : dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois.

Dans l’axe 1 est clairement posé le renforcement de la décentralisation et la bonne gouvernance locale.
Dans l’axe 2 on peut noter la volonté d’accroître et améliorer la qualité de l’éducation et de la formation en adéquation avec les besoins de l’économie.

2- Si les ONG du Nord très nombreuses au Burkina Faso peuvent accompagner les partenaires locaux, en partageant leurs savoirs et compétences dans les domaines retenus par ce PNDES, une mutualisation, coordination au sein des régions entre tous les acteurs est attendu. La décentralisation renforce le pouvoir des régions et c’est par l’intermédiaire des Présidents des Conseils Régionaux que coordination, mise en cohérence, mutualisation peuvent se faire. Les associations ont donc été appelées par le Président de l’association des Président des 13 régions, à se faire connaître auprès des Présidents des régions où ils interviennent.
Les ASI ont intérêt à connaître le PNDES et à s’y inscrire. Il s’est exprimé au cours de cette journée une forte volonté de sortir de l’atomisation des interventions des partenaires du Nord.

3- En matière d’éducation a été affirmée la volonté de créer des lycées agricoles dans chaque région, afin de développer une filière forte d’agriculture favorisant les productions agro-sylvo-pastorale, halieutiques et fauniques. Agriculture durable qui se passe des intrants chimiques et qui n’épuise pas et ne pollue pas les sols.
Et aussi qualité de l’éducation, formations professionnelles adaptées aux besoins de l’économie sont très attendues.

Durant cette journée, ont été organisés des temps d’interconnaissances. La majorité des associations sont de très petites tailles, elles interviennent souvent dans une commune suite à une rencontre interpersonnelle qui se concrétise en projet de développement de la commune. Pour être en cohérence avec les plans de développements locaux et gagner en efficacité, les acteurs ont tout à gagner à se connaître afin de travailler en complémentarité. Les associations impliquées dans la coopération décentralisée en sont un bel exemple. Ce fut une journée riche et dense, tous ont souhaité se revoir dans un an.

Christine Delacôte

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